[EN] Since 2016, the Dark Corner Walk by Clément Thiry has invited a small audience to stroll the streets of Brussels between midnight and 2am to visit its under-lit spaces. It’s an immersion into the heart of the darkest urban areas, punctuated from time to time by whispered texts and sung lullabies. Plunged into a wandering rêverie, the walkers sometimes take on the appearance of somnambulists traversing the sleeping city.
Following the Dark Corner Walk, Drowsy Drift proposes an experience of wandering and collective sleep under the influence of Brussels’ nocturnal urban context. At the begining, the public is invited to lie down on mattresses and be lulled to sleep by a soundtrack drawn from the recording of the Dark Corner Walk, accompanied by a few video images.
The aim is to pay particular attention to the way in which our brains can wander when we’re falling asleep or when we’re about to dream. After that, we can let ourselves wander through sleep.
How can sleepiness influence our perception of reality in this context? How do the dreams of different people come together? Do they intersect and interfere? Can they together constitute a source of thought?
[FR] Depuis 2016, La marche des coins sombres de Clément Thiry propose à un petit public de se promener dans les rues de Bruxelles entre minuit et 2h du matin afin d’en visiter les espaces sous-éclairés. C’est une immersion au coeur des zones urbaines les plus sombres ponctuée de temps à autre par des textes chuchotés et des berceuses chantées. Plongé dans une rêverie déambulatoire, les marcheurs prennent parfois des allures de somnambules traversants la ville endormie.
Dans la continuité de La marche des coins sombres, Drowsy Drift propose une expérience de sommeil collectif sous l’influence du contexte urbain nocturne bruxellois. Au début de l’expérience, le public est invité à s’allonger sur des matelas afin de se faire bercer par une ambiance sonore tirée de l’enregistrement de la marche des coins sombres accompagné de quelques images vidéo. Il s’agit alors de porter une attention particulière sur la manière dont notre cerveau peut rentrer en errance dans les phases d’endormissement et lorsque le rêve est sur le point d’être vécu. Après celà, on peut se laisser errer au travers du sommeil.
Comment dans ce contexte, la somnolence peut influencer sur notre perception du réel ? Comment se rencontre les rêveries de différentes personnes ? Est-ce qu’elles se croisent et s’interfèrent ? Peuvent-elles ensemble constituer une source de pensée ?

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